vendredi, juillet 18, 2014

La mère du St-Hubert

Nous sommes casaniers. Ou paresseux. Ou bedon gratteux. Ou logistiquement limités. Reste que quand on sort au resto, plus souvent qu'autrement, on le fait quelquefois quand les grands sont chez leur père.

Il y a quelques mois (ouf oui, je pense à cette mère depuis tout ce temps), nous prenions notre repas tranquillos dans un St-Hubert avec les deux plus jeunes. À côté de nous, une femme seule et ses trois petites filles. Quatre ans, 2 ans et demi et 10 mois. Genre.

L'heure de partir. La femme commence à habiller ses filles. Celle du milieu a besoin d'aller à la toilette. Posée, la mère se lève, somme la "grande" de surveiller le bébé pendant qu'elle amène la "milieu" aux toilettes. J'observe, amusée et impressionnée.

Après un moment, le bébé commence à rechigner. La mère ouvre la porte des toilettes tout près, fait des coucous à son bébé fille puis retourne aux fesses de fillette du milieu. Bébé chiâle again, maman ressort pour faire des coucous.

Je souris.
Je l'ai trouvée hot.

Dire qu'il fut un temps où je fus aussi hot.
C'est intense avoir de jeunes enfants. Plusieurs jeunes enfants en même temps.
On a les bras pleins, on développe nos trucs, on fait de notre mieux.

Aujourd'hui c'est facile, les grands sont devenus des aidants naturels pour la jeune fratrie.
Eux aussi sont hot.

Je suis sortie de là impressionnée.
Autant d'elle que de moi, en me rappelant qu'il y eut une époque où j'avais autant d'énergie que de patience avec ma belle marmaille.

samedi, mars 22, 2014

Mistigri

La Vie vous réserve parfois des hiatus là où vous vous y attendiez le moins.

Voici le nôtre pour cet hiver...celui qui m'a fait sombrer dans un lourd sommeil, qui a modifié mes goûts, mon odorat et mes humeurs, qui a généré bien des réflexions pendant qu'il faisait tranquillement sa place au creux de moi.
Frédéric a proposé de l'appeler...Mistigri. Charmant non?

Eh oui, celle que l'on croyait notre dernière, notre Bébé fille, notre belle Choupette, la cerise féminine sur notre masculin sundae devra faire une petite place à BB8. :)



jeudi, mars 20, 2014

Une lettre, une femme

C'était il y a peut-être quatre ans. Mon père était décédé depuis deux ans. Sa femme m'avait remis une boîte avec des albums, des dossiers professionnels, les bottes de son uniforme de gendarme et quelques autres souvenirs qu'il gardait précieusement, lui qui n'était pas vraiment attaché à quoi que soit de matériel.

Cette boîte: un coffre aux trésors contenant des parcelles de lui. Mon père, si "socialement" généreux, si expansif, si plein d'aisance, de charme, de charisme et de volupté, était pourtant un homme secret.

Dans le coffre aux trésors, la lettre d'une femme.
Une lettre qui a changé ma vie.

Je ne connaissais pas cette femme qui avait traversé son parcours mais elle m'avait bouleversée et je devais le lui dire.

Elle se souvenait de moi et finalement j'ai réalisé que je me rappelais d'elle aussi. De ses enfants, surtout. J'avais 6 ans, mon frère 7. Sur le pas de la porte d'une maison, nous nous apprêtions à partir. Mon frère et moi étions intimidés par les deux petits garçons de 5 ou 6 ans qui se tenaient collés l'un près de l'autre sur les escaliers. Tous les quatre nous nous dévisagions, figés par notre gêne enfantine commune.

Les 27 années qui ont suivi -si-si, si longtemps- nous nous rappelions cet instant. "Tu te souviens papa des deux petits garçons dans l'entrée..." (je les appelais par leurs prénoms dont j'adorais la fluidité) Et les yeux de mon père s'illuminaient. "Oui, oui, c'est vrai, vous étiez si gênés...!" Et il souriait. Chaque fois que nous les évoquions, nous répétions inlassablement la même chose (il n'y avait rien à dire d'autre) et chaque fois un courant passait entre nous. Comme un secret (qui n'en était pas vraiment un) réactivé et qui nous liait à un moment dont nous nous rappelions l'âme avec précision. Étonnant comme on peut se rappeler l'émotion, le feeling d'un instant qui pourtant n'avait rien de significatif pour la petite fille que j'étais.

J'avais juste "oublié" le prénom de leur maman, qui est devenue ces 4 dernières années une des plus précieuses amies, confidentes et alliées de ma vie. Cette femme d'une rare authenticité fut un véritable coup de foudre pour moi.

En quelques échanges, nous eûmes l'impression de nous connaitre depuis toujours, comme deux vieilles amies liées par un "autrefois" inexplicable qui n'avait rien à voir avec notre "rencontre" furtive 29 ans plus tôt.

Ma considération fut totale, la sienne aussi. Il y avait en elle une objectivité, une sagesse, une innommable grandeur d'âme, une articulation des idées, une franchise merveilleuse livrée si authentiquement et avec un si heureux mariage de vérité crue et de doigté que celle-ci ne pouvait qu'être bien accueillie. Et le sucre béni de son humour, Ô bonheur, quel délice ! Elle savait saupoudrer là où il le fallait son auto-dérision et son cynisme tout autant que son raffinement. Elle était la professionnelle d'un dosage parfait entre sagacité, humour, élégance, générosité, délicatesse, intégrité,  jugement, force de caractère et esprit.

Comme je me suis battue, souvent rageusement, pour trouver ma véritable place amoureuse et professionnelle ces dernières années ! Et elle, en retraitée qui avait connu des décennies plus tôt des batailles semblables, des doutes mais aussi des accomplissements professionnels, de me raconter combien avec du recul, la seule véritable réussite de sa vie était ses fils. On a tous besoin de se prouver notre valeur ailleurs qu'auprès de ses enfants mais au final, pour elle, sa maternité et l'éducation de ses fils l'emportait sur l'échelle des accomplissements. Elle était lucide pourtant, pas de ces mères aveuglées par la simple filiation qui idéalisent leurs enfants, les élèvent coûte que coûte au-dessus de tout et les érigent en Intouchables.

Non. Elle était fière mais réaliste.

Les responsabilités familiales, parfois lourdes quand on s'y dissout presque entièrement, prend tout son sens quand on constate avec émotion combien nos investissements d'amour, de temps, de franchise, de dévouement et de principes ont porté fruit des années plus tard. Elle en était là.

Depuis son arrivée dans ma vie, j'ai abandonné des luttes inutiles, des quêtes vaines. J'accepte et vis pleinement ce que je possède, j'apprécie mes réussites, aussi futiles ou discrètes soient-elles même si j'ai souvent l'impression de vivre dans l'ombre des réussites et ambitions professionnelles de mon amoureux, comme si c'était tout ce qui compte dans une vie. J'accorde davantage de valeur à ce qui ne possède pas d'unité de mesure quantifiable.

Mes incertitudes, mes doutes, mes luttes parfois ridicules contre moi-même, elle a toujours su les reconnaitre et sans nécessairement le faire exprès, les désamorcer. C'est peut-être justement cette impression de sans faire exprès qui faisait d'elle une amie si exceptionnelle. Qui réussit à laisser savoir ce qu'elle pense mais qui ne brusque pas, qui n'impose pas. Et n'allez pas croire que c'est parce qu'elle n'avait pas d'opinions ou de convictions ! En belle personne authentique, on sentait bien ce qui l'animait, ce qui la faisait vibrer ou ce qui la révoltait ! Et des révoltes, elle en avait ! Elle les livrait si fougueusement qu'elle en devenait doublement et adorablement attachante.

Belle combative, pacifique belligérante, des combats, elle en a vécu aussi. Dans ses quêtes de femme, d'amoureuse éperdue qui aime, espère et attend, qui offre et donne sincèrement, dans ses blessures passées, dans sa bienveillance et sa volonté de vouloir préserver ceux qu'elle aime quitte à tout porter sur ses seules épaules d'inébranlable Reine Mère. Contre le cancer, aussi.

Elle aura lutté longtemps et en toute discrétion pour éviter d'imposer de la souffrance à tous ceux qu'elle aimait et qui redoutaient le retour de la Bête. Elle était consciente de ce que son corps portait, elle faisait les suivis qu'il fallait mais ne s'en faisait pas outre mesure. Elle avait compris qu'il faut profiter de la vie quand il le faut, se démener quand il le faut et lâcher prise quand il le faut.

Lâcher prise, elle a su le faire avec conscience, humour et élégance. Tout à fait à sa manière.

Même malade, la Reine Mère continuait d'habiter l'espace avec contenance, force et dignité. Elle savait user de dérision pour parler de sa mort imminente, elle savait maintenir un "climat d'au revoir" lucide mais sans triste grisaille.

Sa sérénité face à la mort était rassurante, apaisante.
Elle est partie tout doucement dimanche dernier entourée de ses précieux fils, de sa bru adorée et de sa grande amie et complice de toujours.

Malgré son départ, je ne puis qu'être émue, bouleversée d'amitié de ce départ empreint d'amour, d'humour et de quiétude. Je pourrais être triste bien davantage et cela viendra mais depuis 4 jours, je me sens si pleine de gratitude de l'avoir eue dans ma vie que je ne puis que me sentir choyée à puissance 10, heureuse que ses proches aient pu être auprès d'elle pour l'accompagner vers son dernier voyage. Je suis reconnaissante envers la Vie que cette amie exceptionnelle et magnifique grande âme libre ait pu partir aussi heureuse, aimante et accomplie.

Cette femme a su apaiser par la force tranquille de son amitié mes incessantes tempêtes intérieures. Elle m'a insufflé encore davantage le goût de la qualité, du dévouement maternel, du plaisir des choses simples, mon amour de l'humour. Sa personne entière m'a charmée et inspirée. Nos échanges, les interminables courriels, le bon vin et les fous rires en sa compagnie me manqueront.

Inimittable Reine Mère, merci mille fois d'avoir enrichi ma vie et tel que discuté, n'hésite jamais à passer me voir; je ne crains pas les fantômes et je tâcherai de garder des "bonbons roses" et du bon vin en stock en tout temps !








mercredi, février 26, 2014

Du Anne-Lune plein les oreilles !

Fin d'après-midi. Les ados sont éparpillés dans la maison avec les ordinateurs et jouent à des jeux en réseau.

Coco (12 ans....et dire qu'il en avait à peine 4 lorsque j'ai ouvert ce blogue !) est attablé avec le laptop, bien concentré à défendre sa civilisation contre celles de ses ennemis et agacé par le background trop grouillant.

Background trop grouillant: Fred et Béatrice qui rient, dansent et "sprignent' sur fond de musique d'Anne-Lune, entrainante à souhait, tentant de chantonner les quelques paroles qu'ils ont apprises au fil des écoutes.

Soudainement Frédéric réalise que des enfants chantent aussi sur l'album (eh oui, ce sont les trois enfants de la chanteuse), ça l'emballe doublement et il monte encore un peu -pour la énième fois- le volume.

Coco s'énerve: cette musique est trop forte et l'agitation excessive de ses jeunes frère et soeur l'agresse. Il revendique qu'on BAISSE LE SON (c'est qu'on ne s'entend même plus penser ici d'dans) !

Au grand regret des plus jeunes, on diminue le son de la musique. J'explique alors à Frédéric que les jeunes enfants qui chantent sur le disque, ce sont les jumeaux d'Anne-Lune et leur petit frère. Il est très impressionné: "Tu la CONNAIS? Ce sont des ENFANTS et ils ont fait un DISQUE?"

Ayant entendu cela, Coco est soudainement pris de remords et s'excuse d'avoir OSÉ dire que la musique l'énervait et espère que je comprends que c'est juste que ça faisait bouger les petits d'une manière incontrôlable. Je souris. "C'est pas grave Coco, c'est de la musique pour enfants, tu ne fais pas partie de la clientèle-cible de toute manière."

Les thèmes de cet album sont l'environnement, l'entraide, le partage, des préoccupations réelles pour la chanteuse, une artiste et surtout une humaine engagée et cohérente dans ses choix vie.

"Tu sais que Anne-Lise a travaillé avec son amoureux pour réaliser cet album? Ils ont tout fait ensemble. Je renchéris avec une info qui fit un jour partie de son "époque" du temps où il fréquentait la garderie: son amoureux, c'est lui qui a écrit et réalisé les cinq premiers albums d'Annie Brocoli."



Cette fois c'est Grand-Homme qui réagit: "C'est pas un peu ironique?"
-???
-Ben je veux dire, tu trouves pas ça un peu ironique qu'il (le compositeur Jean-François Munger) ait décidé d'envoyer Annie Brocoli dans l'espace et Anne-Lune dans le compost?
-???
-Ben me semble que ça aurait dû être l'inverse avec des noms pareils tu ne penses pas?

Aaaaah ! Je voiiiis ! :o)

C'est que le fil conducteur musical de l'album, c'est l'aventure qui arrive au personnage d'Anne-Lune: après avoir bu un jus magique, elle rapetisse et tombe dans le bac à compost. Dans ce riche (le moins qu'on puisse dire) univers, elle rencontrera des personnages (dont plusieurs insectes utiles) qui lui donneront les ingrédients nécessaires pour l'élaboration de la recette qui lui permettra de retrouver sa taille normale. C'est un conte ludique, musical et délicieusement pédagogique qui permettra aux petits et grands de se familiariser avec les "dessous" du jardinage et du compostage.



Aux intéressées par la dynamique musique d'Anne-Lune: un CD de l'album sera tiré au hasard vendredi le 7 mars parmi ceux et celles qui commenteront ce billet.

Vous organisez des évènements promotionnels pour enfants ou avez une garderie? Notez qu'Anne-Lune propose un spectacle animé et interactif avec les chansons de son album.

Pour suivre la page Facebook d' Anne-Lune

mardi, février 18, 2014

Les enfants et la discipline canine

Lorsque nous avons décidé de racheter la chienne Mira que nous gardions en famille d'accueil en attendant qu'elle soit placée dans un des programmes d'entrainement de la fondation, il allait de soi que les enfants devaient continuer de s'impliquer auprès de ce chien qu'ils aimaient tant (et qui fut disqualifié après près de 2 mois d'entrainement dans le programme destiné aux enfants TED).

S'impliquer: promener le chien une fois par jour (par ado), le nourrir, le brosser, remplir son bol d'eau et bien sûr effectuer des tâches ingrates comme ramasser du (rare) vomi, ramasser le fruit de ses bêtises ET LA PIRE TÂCHE d'entre toutes: disputer l'animal.

Il est inutile de dire que cette petite chienne a changé beaucoup de choses dans notre vie. Outre l'organisation (comme planifier des horaires de promenades, surveiller la bouffe qu'on ne peut absolument plus laisser quelques secondes sans qu'elle ne disparaisse plus vite que son ombre, la faire garder lorsque nécessaire) elle a aussi modifié certains traits de personnalité humaine parmi les membres de notre famille.

Mes enfants les plus solitaires ou introvertis ont trouvé en cette petite Bouvier Bernois la parfaite compagne. Enjouée, affectueuse (pour ne pas dire dépendante affective), pleine d'énergie, elle fait rire les enfants par ses surplus d'adrénaline, ses élans de mongole folle, ses quêtes de jeu, ses airs candides et sa prévisibilité. Ces deux dernières années, j'ai entendu mon Tout-Doux (14 ans) rire aux éclats plus d'une fois, lui qui avait toujours été d'un grand sérieux et d'une véritable discrétion depuis son tout jeune âge.

Le chien connait les habitudes des enfants, les attend fébrilement dès qu'il sent l'agitation de la fin des classes (nous habitons assez près de l'école primaire). Il observe les ados marcher depuis leur arrêt de bus, tentant de demeurer assis, calme et patient mais sa queue s'agite, il peine à contenir son excitation...puis il finit par se mettre à japper nerveusement, trop heureux de retrouver ceux qu'il a laissé partir à contrecoeur quelques heures plus tôt.

Avoir un chien m'a permis de découvrir le degré de "leadership" de mes enfants. Je dois dire que cela m'amuse beaucoup de les observer à l'heure d'imposer un tant soit peu de discipline à notre chienne de nature dissipée et indisciplinée.

Fils Aîné est très respecté par la chienne. Elle l'adore...mais le craint tout autant. Il faut dire qu'elle a fouillé dans la poubelle de son intouchable chambre à plusieurs reprises, déchiqueté et éparpillé son contenu. Elle a alors goûté la médecine impitoyable de l'aîné. Queue entre les pattes, oreilles basses, elle file doux des heures durant après une punition de l'ainé. Il est même arrivé qu'il n'ait qu'à ouvrir la bouche pour que le chien urine sur le plancher, totalement paniqué à l'idée de se faire gronder par le jeune homme. Depuis, l'aîné s'est adoucit: pas le choix, quand on est pris pour ramasser ET l'objet du gâchis ET le pipi nerveux !!

La nonchalance de Grand-Charme (presque 17 ans) n'impressionne plus personne, pas même le chien. Se faire gronder par Grand-Charme, c'est se faire dire doucement en se faisant caresser le cou et les oreilles: "Mais voyons ma belle fille, qu'est-ce qui t'a pris de fouiller dans la carcasse de poulet? Pauvre fille, c'est pas bon pour toi, tiens, voilà un vrai bon morceau de poulet tout tendre, ce sera bien meilleur !" (je caricature...mais vous voyez le genre)

Tout-Doux a énormément développé son leadership depuis la présence du chien. Il s'impose davantage, prend sa place, habite l'espace, lui dont on oubliait facilement la calme et docile présence. Même s'il demeurera toujours d'une grande douceur, il est maintenant capable d'élever le ton lorsque vient le temps de faire savoir au chien que son comportement était répréhensible.

Coco...ah, ce Coco...Vous ne voudriez pas l'avoir comme maître ! Coco a toujours su prendre sa place. Et n'allez pas croire que parce que c'est un garçon serviable, travaillant, aimant, généreux et un véritable rayon de soleil qu'il vous rendra la vie facile si vous êtes un chien et que vous faites une bêtise. Que nenni. Coco est un intense, autant dans son enthousiasme que dans ses colères. Si vous faites une connerie, cachez-vous.
Loin.
Vous gagnerez quelques minutes mais sachez qu'où que vous soyez, il vous trouvera. Les murs de la maison trembleront sous sa grosse voix qui vous cherche. Coco ne laissera passer aucune niaiserie. Il prendra le temps nécessaire à vous faire regretter d'avoir déchiqueté des mouchoirs ou mangé le reste de son grilled-cheese. Tremblez. Un grand guerrier, Coco? On pourrait le croire mais c'est un grand pacifique.

Petit Fred a encore du boulot à faire pour gagner de la crédibilité de leader auprès du chien. Ses punitions n'impressionnent guère le cabot mais au moins, contrairement à Grand-Charme, il possède la volonté (et la faculté) de se fâcher.

dimanche, février 16, 2014

Aveu

Mes pensées, puis mes paroles ont blessé une amie.
J'ai été dure. Mes mots ont souligné ce qui n'allait pas, c'était ce qui prenait toute la place à cet instant en moi. Pourtant, il y avait tout le reste, toute la considération, l'admiration, l'estime, le plaisir, le goût de la découverte, l'acuité d'esprit, la vivacité, la belle âme sensible.

https://www.youtube.com/watch?v=hklYetSizZE